Le symbolisme
Publié dans symbolisme | Tags:astrologie, pyschisme, symbole, symbolisme
Le Puits
Placé jadis au centre de la maison, dans la cuisine et, symboliquement dans le prolongement de la hotte, cette échelle qui mène au Ciel. Le puits est le prolongement de l’Axe Mundi . Il relie les trois mondes : Ciel, Terre et Enfer, c’est à dire le Monde souterrain. Ceci est si vrai que le mot pesch, venant du grec pege (source et puits), signifie également piton. Le pic sur lequel est construit la défense des albigeois de Montségur, n’est que le prolongement du puits vers le ciel.
Dans les cités étrusques, le puits se plaçait à l’intersection des axes qui les partageaient en quatre parties. La nuits, il était recouvert afin de refuser aux esprits infernaux leur remontée nocturne. Dans la symbolique générale, le puits marque le centre du Jardin d’Eden ou comme la Femme du Vergers ou encore de la Fontaine d’où partent les quatre fleuves.
Puits est lié au mot épouse. Par sa forme vaginale et profonde, par son aspect humide, le puits est un symbole féminin, d’abondance et de vie, mais aussi de mystères cachés, comme cette femme prisonnière du Dragon dans la grotte. Dans la sagesse populaire, il est le symbole de la connaissance. Les dictons de nos anciens ne rappelaient-ils pas que c’est au puits que l’apprend la vérité ? Mais Jésus, le révolutionnaire, à la femme Samaritaine assise près du puits, qui lui propose de l’eau pour se remettre de sa fatigue, il lui propose en retour, l’eau de la vie éternelle. Comprenons la connaissance qui rend éternel ou l’eau don nous n’aurons plus jamais soif.
Enfin vouloir percer les mystères ou forcer la vérité peut se révéler dangereux. Raimondin, l’avait « payé cher ». N’est-ce pas du puits que vient la vérité ? Mais attention de ne pas tomber dans le puits. On interdisait aux enfants qu’ils se penchèrent au-dessus de la margelle du puits, pour des raisons de sécurité évidente, mais aussi parce qu’il y a un âge pour tout niveau de connaissance et que toute vérité reçue avant l’heure n’est pas forcément bonne. On disait aux bambins qu’un personnage effrayant, le Kropemann, en langage populaire luxembourgeois, pouvait les saisir. C’était une sorte de monstre, un démon de l’eau ou des puits qui emportait les enfants. Cela était valable pour les petits et les grands quand il fallait éviter de regarder son reflet de son visage au fond du puits ou même apercevoir celui de la lumière.
Kropemann pourrait être lié à Krtyâ, démon féminin aquatique de la tradition indienne.
Voir François Eygun “Ce qu’on peut savoir de Mélusine et de son iconographie” Éditions Pardès.
Publié dans eau, fées, symbolisme | Tags:axe mundi, citée étrusques, Kropemann, Krtyâ, pege, pesch, puits, trois mondes
Fée Mélusine, sa petite histoire
Mélusine, fille de la démoniaque Lilith, chante et danse à minuit un soir de lune, près de la Fontaine de Soif, proche de Lusignan dans le Poitou.
Au cours d’une chasse au sanglier, le comte de Poitiers, est mortellement blessé par la faute, bien involontaire, de son neveu Raimondin, le comte de Lusignan. Celui-ci culpabilise et s’acharne sur le sanglier. Cet animal est le symbole du sacerdoce druidique. Désemparé, perdu, Raimondin se refugie près de la Fontaine où danse Mélusine.
Mélusine vient au secours de Raimondin qui retrouvera la paix et son honneur auprès de la fée, après ce malheureux accident de chasse. Elle l’épousera. En revanche le jeune marié devra se soumettre et accepter une condition imposée par sa « divine » épouse. Il s’engage à respecter le secret ou le mystère de Mélusine et il ne devra jamais chercher à la rencontrer le samedi, ne serait-ce que l’apercevoir un instant. En échange la fée apportera la chance et l’argent à son époux qui pourra ainsi agrandir son domaine et ses dépendances, comme par enchantement. Dix enfants naissent de cette union. Chaque nouveau né portera la marque des enfants d’essence divine et humaine qui apparaîtra comme une tare par les non-initiés.
Le système royal celtique, rappelons-le, repose essentiellement sur le statut particulier de la de la femme. Le roi pouvait être soumis par la reine à des contraintes appelées « géis ». Le non-respect de ces “géis”, qui n’étaient pas limités en nombre, pouvait provoquer la chute, voir la mort du roi, sans pour autant celle de la reine, qui ne l’oublions pas, était la seule la souveraine. Ainsi le roi avait un rôle statique, mais combien important et puissant, puisque sa seule présence suffisait à assurer la sécurité du royaume. Lire à ce propos « Le Roi Arthur et la Société Celtique » de Jean Markale aux Éditions Payot. La femme était souveraine (elle l’est toujours, même de nos jours) car c’est elle qui donne la vie aux hommes. C’est elle qui élève et nourrit les enfants, ces petits garçons qui deviendront rois.
Le nouveau comte de Lusignan respecte, un certain temps du moins, l’interdit de Mélusine et évite de la rencontrer le samedi. Mais l’entourage du jeune comte s’interroge, le jalouse de son succès et de sa brillante épouse. Ses amis peu à peu place le doute dans son esprit. Raimondin arrivera lui-même à la longue à se poser des questions. C’est le doute intuitif qui perd l’homme. Il succombera un samedi. La jalousie de l’entourage est bien souvent à l’origine de la discorde dans un couple.
Au travers du trou de la serrure de la porte de la salle de bain de sa femme Mélusine, il cherche à la voir. Que voit-il? Elle est dans son bain, un bain interminable. Raimondin observe et observe. Soudain, c’est la stupéfaction. Il découvre la vraie Mélusine avec son corps mi-femme et mi-poisson. Sa longue queue d’animal aquatique bat l’eau du bain.
Mélusine se sait trahie dès cet instant. Elle s’enfuira immédiatement avec ses enfants après avoir préalablement pris la forme d’un dragon volant, crachant le feu. Ce dragon n’est que le symbole des quatre éléments, cette richesse dont Raimondin a su jouir grâce à la généreuse abondance des biens matériels que lui a procurée la fée Mélusine. Raimondin a tenté de « savoir ». Il a brisé la confiance mutuelle du couple. Il n’a pas respecté la fameuse condition, la « gèis » et la souveraineté de sa femme, la fée. Il retournera à sa triste condition d’homme malheureux. C’est ce qui arrive, malheureusement bien souvent en amour ou en amitié !
Mélusine redevient le personnage féerique mi-démon, mi-dieu et s’envole avec ses enfants au-dessus de Lusignan pour ne plus jamais revenir. Pour Raimondin tout s’effondre. La légende de Mélusine ? Le mythe de Mélusine? Qu’est-ce que le mythe?
Un conte de fées contient toujours un sens ésotérique qu’il s’agit de découvrir. Mais l’objet de la découverte est bien souvent simple, car c’est la vérité qui faut chercher. Aborder un conte de fée sans humilité, pour le seul récit d’une histoire ou d’une aventure, c’est rester aveugle et sourd et manquer le trésor caché de la sagesse. En revanche, détourner le sens de cette vérité, par malice, risque de déclencher un cataclysme.
La fée, c’est la personnalisation d’une puissance secrète qui nous aide à réaliser notre destin. Le mot fée provient d’ailleurs de “fatum”, le destin. De même que fada en Provençal signifie « touché par les fées ». L’humanité a toujours écoutés les mythes, les légendes, les fables et les proverbes et tenté de découvrir les trésors de vérité qui sont sauvegardé dans les récits qui souvent dépassent notre pauvre compréhension du secret de notre passage, ici, sur cette terre. Pourtant inlassablement des siècles durant, les hommes réapprennent ou réécoute les histoires ou les contes fantastiques ou encore les jeux sans toujours en saisir forcément, immédiatement, le sens profond.
« Mais périodiquement, animées par un souffle nouveau comme le feu par le vent, la lumière et la chaleur renaissent des cendres du mythe ou du rite extérieur pour mener les êtres humains sur un autre chemin dans leur pèlerinage vers la Vérité. » L’ésotérisme des contes de fées de Monsieur Motmans, Bardenbourg, Clairefontaine Belgique .
Le mythe de la Gardienne de l’eau
« En Égypte Isis, tenait à la fois le feu et l’eau et personnifiait la conscience émergeant de la confusion ainsi que la naissance de l’esprit »
***
Le nouvel an de l’ancienne Égypte débutait le 19 juillet avec la crue du Nil. A cette période de l’année, le Soleil entre dans le signe du Lion, celui du feu et plus précisément dans la constellation du Chien, celle de la Canicule. Selon la Tradition, la nouvelle année symbolisait le recommencement du Monde par inondation. Par le déluge, Dieu « refait » le Monde. L’inondation est la mort avant la renaissance. La vie passe par l’eau, comme le symbolise cette révolution qui s’opère par le baptême qui n’est que l’entrée dans une nouvelle vie. C’est un plongeon dans l’eau ou dans la vie avec les risques que cela comporte.
Les très anciens et très impressionnant fonds baptismaux, installés à proximité le la Vierge noire de la cathédrale de Metz, présentent sur une de leurs côté deux lions et deux anneaux. Ces représentations sont fréquentes, par exemple sur les portes d’entrées des églises. Le Lion est le signe zodiacal de la maison V en astrologie. Il symbolise le combat, le sacrifice qui engendre la douleur et qui doit aboutir à la victoire sur soi-même, sinon la perte de soi-même. Le cercle symbolise un monde. Briser un cercle avec la force du Lion c’est libérer une énergie formidable et quitter ce monde. Ainsi le baptême est ce plongeon dans l’eau afin que l’homme change de vie et y trouve l’énergie nécessaire à sa re-naissance. Souvent le baptisé, encore adulte au temps du christianisme primitif, était maintenu dans l’eau jusqu’aux limites de la perte de la co-(n)naissance. Ainsi il retournait aux portes d’entrée de notre monde afin revenir aux source de sa vie sur des bases nouvelles. Ce que l’on nomme la renaissance.
La mythologie celte rapporte de nombreux récits à propos d’inondations dues, notamment, aux négligences des fameuses gardiennes de l’eau. La légende « deu Lough Neagh » (Irlande) recueillie dans l’ouvrage de Jean Markale « La Femme celte » Édition Payot, relate :
« Le roi Ecca a établi une forteresse et les habitations dans une plaine basse où se trouve un puits magique entouré de murs épais. Et il choisit une femme pour prendre soin de celle-ci de garder strictement la porte fermée, sauf quand les gens de la forteresse viendraient chercher l’eau Par la suite, après des prophéties concernant une submersion de les leix : la femme qui avait été chargée de la Fontaine, à une certaine occasion, oublia de fermer la porte. Immédiatement l’eau s’engouffra dans la plaine et forma un grand Lac. Ecca, toute sa famille et tous ses gens furent noyés, sauf sa fille Libane » Cette Libane qui fut certainement la femme chargée de la fontaine ne meurt pas vraiment : elle vécut une année entière avec son petit chien dans sa chambre sous le lac. Comme elle finit par s’ennuyer, elle désire se transformer en poisson : A ces mots, elle prit la forme d’un saumon; seuls sa figure et ses seins ne changèrent pas. » Elle vécu ainsi pendant trois cents ans avant d’être repêchée par saint Congall qui la baptisa sous le nom de « Muirgen »=née de la mer (Morgane) »
Une autre légende rapporte l’histoire d’une jeune fille chargée de garder une fontaine. Son roi ivre lui vole sa virginité pendant sa garde. L’inattention forcée de la jeune fille provoque par son absence momentanée le débordement de la fontaine et l’inondation de la plaine. La jeune fille a-t-elle désobéie ou tentée de désobéir à son Roi? Ou a-t-elle cédée? Cruel dilemme et éternelle interrogation.
Les inondations sont toujours des catastrophes conséquentes à des désobéissances quelles qu’elles soient. Mais fécondes, elles nourrissent déjà le monde nouveau.
Enfin, nous avons tous en mémoire le déluge que relate la Bible, dont seul Noé pu s’en échapper avec sa famille et nombre d’animaux et d’espèces végétales recueillis dans l’arche qu’il construisit sur l’ordre de Dieu. Nous reviendrons plus tard sur le symbole de l’arche.
Publié dans eau, fées | Tags:canicule, deu Lough Neagh, gardienne de l'eau, inondations, l'eau, Libane, Morgane, puits, Roi Ecca
L’eau
« Je songe à ces petites divinités des bois, des sources, restées sur terre longtemps encore après l’avènement du Christianisme, et toujours aux aguets. Nul mythe ne m’a jamais touché davantage. » Henri de Montherlant, “Le démon du bien”
***
Dans toutes les traditions, l’eau est un élément important. Sa place dans la liturgie des diverses religions est omniprésente. Qu’elle soit contenue dans un lac, qu’elle jaillisse d’une source, l’eau est ce qui « dé-coule » d’une hauteur. Elle symbolise l’épouse du couple divin dans le mythe. Une hauteur, une montagne ou encore un arbre correspondent à l’élément masculin, l’époux d’une union sacrée avec l’élément liquide. Les sociétés celtiques pratiquaient ainsi le culte des sources, des fontaines, des arbres, des cavernes, des gouffres, etc. Bélénos fut le dieu des sources chaudes et Sironas le dieu des sources marmonnantes sous la mousse des bois.
Le Christianisme victorieux place Saint Martin sur les stèles des divinités païennes renversées attachées à l’eau et devient le saint patron gardien des sources, lieu de dévotion. On se frictionne, on se baigne dans elle. La grotte de Lourdes et la source miraculeuse du Mont Saint Odile en Alsace, par exemples, sont des lieux miraculeux, par l’eau qu’y jaillit.
Dans l’antiquité, le pèlerin pouvait se libérer des vœux pour diverses raisons par des seules offrandes. Les fontaines et les puits celtiques abondaient de pièces et constituaient de véritables trésors. Ils furent un enjeu considérable, parmi d’autres, lors de la guerre entre Rome et les Gaules. Les vainqueurs récupérèrent ainsi l’or et l’argent des offrandes qui reposaient dans les profondeurs sacrées de l’eau. Les belles et grandes forêts de chênes gauloises, sanctuaires des Druides, figuraient parmi les autres convoitises des richesses des vaincus dont l’Empire romains s’empara. L’abattage massif des forêts prit depuis une ampleur inimaginable et ne cessa plus depuis. L’Europe chrétienne a perpétué l’exploitation des biens et des richesses naturelles, et encore de nos jours, la forêt reste en danger.
La profanation des fontaines et des forêts par la soldatesques romaine allait déclencher une sanglante guerre de religion nommée Guerre des Gaules. Les druides, gardiens des vérités et des temples que constituaient les forêts et les fontaines, devinrent alors des véritables obstacles aux ambitions et au développement des intérêts économiques romains. Les prêtres furent éliminés, pourchassés et exterminés pendant des siècles. La classe sacerdotale celtique fut toute puissante et influente. Le Druide symbolisait la connaissance, comme l’arbre dont son nom est en partie dérivé en celtique. Le Druide parlait avant le Roi. De ce fait il devint « l’arbre à abattre » ! La victoire romaine provoqua une véritable épuration culturelle et religieuse chez les vaincus.
Plus tard les évêques de l’église romaine poursuivirent cette même lutte, sans merci, contre le culte des eaux si cher aux paysans. Les annales rapportent que dans le nord de l’actuelle région mosellane, au 13ième siècle encore, une lutte acharnée contre le culte païen fut menée par l’évêque de Trêves. Encore en 1227, le culte des eaux, des fontaines, des arbres et des rochers reste toujours bien vivant, puisque le concile provincial de Trêves continua à prescrire fermement ce culte druidique. Une représentation sculptée des « Fées des sources » dans les rochers de la forêt profonde de Klang en Moselle, est toujours visible.
L’eau résorbe le magnétisme qui existe partout et en toute chose. La consécration de l’eau par le prêtre commence toujours par l’exorcisme de cet élément pour chasser toutes les mauvaises influences. Pour ce faire, il fait le signe de la croix et béni les éléments en faisant passer son propre magnétisme en eux. Il chasse ainsi mauvais sentiments et mauvaises pensées. Le sel contient du chlore que l’eau sait dissoudre. L’eau en combinaison avec l’élément igné qu’est le sel, c’est à dire le feu, possède la grande faculté purificatrice.
Publié dans eau, symbolisme | Tags:culte de l'eau, eau
Les fêtes, un passage
Les fêtes de l’année sont des étapes symboliques de la marche temps ou de la Roue Cosmique. Jadis la journée s’achevait à la tombée de la nuit. Vous souriez, cela semble bien naturel, mais commençait alors le jour d’après, parce que tout commence par la nuit ou les ténèbres. Ainsi les fêtes débutaient et débute toujours la veille au soir avec la vigile. Le ciel s’ouvre alors et c’est la rupture du temps et de l’espace. Les choses les plus secrètes lors de ces vigiles peuvent se révéler alors, mais, il serait imprudent d’errer dans la nature, notamment au soir des grandes fêtes cardinales anciennes, celtiques par exemple, car les esprits de l’autre monde, disait-on, tentaient la rencontre avec les vivants. La légende rapporte encore que les fées enlevaient lors de ces circonstances les égarés et les emportaient avec elles dans le monde des morts. Lors de ces veilles, au crépuscule, on allumait des feux, comme à la Saint Jean, au solstice d’été, puis on se livraient encore à d’autres manifestations diverses, festives.
De tout temps, l’humanité s’est livrée à la spéculation sur l’autre monde. L’homme vivait sa tradition, méditait les symboles et participaient aux rites qui l’aidaient à réaliser d’une certaine manière son propre Devenir, dans l’au delà de la vie terrestre.
La fête, est ce passage d’un monde à l’autre et comme tout passage, elle présente quelques dangers. Un pont, une passerelle, un escalier, un vol en avion, une route, comportent toujours un risque. Tout voyage se prépare. Ainsi la fête se prépare également comme à la période de l’Avent pour Noël ou comme au Carême pour Pâques ou tout simplement au cours des vigiles qui se terminaient par les fameux réveillons, hélas dénaturés de nos jours. Mais la fête, c’était aussi la régénération du lien social, l’occasion de régler ses dettes, de se fiancer, de changer son cadre de vie, d’aller à la rencontre des autres ou d’honorer la mémoire des disparus etc. Alors, seulement commençait le festif, c’est à dire la fête de la vie sur terre. De la fête, il ne reste plus que cet aspect festif de nos jours.
S’il y a un temps pour la fête, il y un lieu pour la faire. Cela pouvaient être la forêt des druides, l’église, un temple, une tour, un puits, une cheminée, un gué, ou tout simplement la maison, etc.… Ces lieux étaient chargés de symboles qui rappelaient les principes universels qui président au déroulement de toute chose. Pour résumer, la fête marque l’arrêt du temps en un lieu déterminé de l’espace afin de rappeler à l’homme d’où il vient et où il va.
Les croix des champs
Des croix des champs, nommés Bildstock, bordent les chemins et les sentiers, qui furent jadis perdus, de la région inter frontalière du « Vieux Luxembourg » ou de l’ancien Comté du même nom.
Ces anciens et authentiques monuments traditionnels de l’art religieux datent pour beaucoup de la sortie du Moyen-âge, époque où tout relevait du sacré. Leur origine remonte certainement à beaucoup plus longtemps. Ils sont construits selon le schéma classique d’une triade, c’est-à-dire qu’ils sont formés de trois éléments d’un ensemble cohérent. La triade en question ici symbolise les trois stades dans l’élévation spirituelle de l’homme prenant pour modèle la passion du Christ.
Le socle cubique du monument ou le quadrilège est taillé dans un bloc de pierre, et symbolise la Terre et ses quatre points cardinaux. A sa pointe se dresse une bâtière arrondie ou un dôme aplati qui représente le ciel. Cette coupole protège une niche qui recueille une figuration de la scène de la Passion du Christ. L’ensemble sera encore, accessoirement coiffé d’un crucifix « fleurdelysé ». L’ensemble supérieur est taillé d’un seul bloc dans le granit où dans la pierre du pays.
Une colonne octogonale relie la tête du monument au socle et symbolise l’état intermédiaire ou le passage entre le Ciel et la Terre. C’est un fût à huit faces, parfois torsadé. L’octogone figure la « quadrature du cercle » et symbolise le passage du monde intermédiaire, le chemin de l’accomplissement de la réalisation spirituelle, chemin emprunté ici bas et qui doit mener à l’illumination ou au Ciel. C’est l’axe du monde, analogue à une Tariqua islamique ou encore à la voie de l’Evangile ou encore au Tao, mot qui signifie voie en chinois. C’est tout le symbole de la croix ou de la réalisation universelle de l’être. La quadrature du cercle n’est pas sans rappeler la couronne d’épine du Christ, mais aussi la couronne royale, celle des épreuves qui mènent à la sanctification.
On osera rapprocher ce symbole fort religieux qu’évoquent nos Bildstock à celui de la tradition orientale qu’est le Wang du Tao. Wang signifie « Roi » et Tao signifie « la voie ». Jésus est le Christ-Roi, la voie.
La fonction royale est un symbole universel. Le roi est un pontife comme le rappellent également toutes les traditions. Il régule l’ordre social subordonné à l’ordre cosmique. La fonction royale est médiatrice, remplie de la grâce céleste, comme le rappelle la formule « par la grâce de Dieu », consacrée aux princes et aux souverains.
Publié dans croix, octogone, symbolisme | Tags:bildstock, croix, croix des champs, octogone, tao, voie, wang
Kiosque et lanterne
Il ne s’agit pas d’aborder ici seulement le fameux kiosque à musique ou les lanternes d’éclairage. Il s’agit du kiosque d’origine hindou, le chatri, que l’on retrouve bien souvent dans les jardins orientaux et parfois dans les jardins ou dans les cours de mosquées.
Le kiosque est un abri de forme octogonale surmonté d’un dôme soutenu par huit colonnes. Il s’agit donc d’un petit bâtiment religieux destiné aux ablutions dans la religion islamique. Rappelons que la forme octogonale symbolise le monde intermédiaire entre la Terre, représentée par un cube ou un carré et le Ciel représenté par la sphère, un dôme ou encore un cercle. Le dôme présente généralement, dans un ouvrage sacré, une ouverture à son extrémité que l’on nomme l’œil du Ciel ou encore le Passage du Ciel, c’est à dire la Porte des Dieux ou encore « Janua Coeli », par opposition à la Porte des Hommes. De cette ouverture centrale les rayons de la lumière se confondent dans l’axe vertical par duquel descend la lumière universelle. A la pointe extrême du Dôme à son apogée, une ouverture nommée l’œil du monde est bien souvent surmontée de que l’on nomme usuellement la «Lanterne» et qui symbolise le plus haut, le divin ou Dieu.
Cette lanterne possède une forme qui rappelle celle du Kiosque, c’est-à-dire un petit dôme soutenu par huit colonnettes qui symbolisent les huit anges qui soutiennent le Trône divin. Dans les religions extrêmes orientales, les empereurs chinois se déplaçaient sous un dais, sorte de grand parasol ou mini dôme et qui présente à son sommet une pointe symbolisant le principe universelle ou la puissance divine.
L’architecture moderne a totalement négligé ces aspects traditionnels des constructions. Les édifices religieux chrétiens construits depuis la Renaissance reprennent plus ou moins précisément les caractéristiques de cette tradition, tels les exemples de St Pierre de Rome, les Invalides et parfois de simples couvents. Ces édifices sont restent chargés de nombreuses marques de la Tradition.
Quelques kiosques à musique dans nos petites villes restent encore les témoins ou le pâle reflet d’une tradition oubliée.
Publié dans kiosque et lanterne, octogone, symbolisme | Tags:chatri, kiosque, lanterne, octogone
Tour Octogonale
Le cube et le carré symbolisent la Terre, la sphère ou le cercle représente le Ciel.
Entre Ciel et Terre, se propose le monde intermédiaire, le stade de transformation par lequel il faut passer pour passer d’un monde à l’autre. Il est le plus généralement symbolisé par un octogone, c’est-à-dire par une colonne à huit côtés, figure formée de deux carrés superposés afin de constituer une figure analogue à l’étoile à huit branches. L’octogone est le signe d’un monde en mutation par rotation afin de gagner la forme sphérique. La couronne d’épine est souvent symbolisée par deux carrés. Elle est le chemin de souffrance qui aboutit au salut.
L’octogone en tant que volume relie le cube à la sphère. Nous retrouvons cet exemple dans la construction de certains édifices dans diverses religions en Occident et en Orient. Bien rares sont les églises, mêmes récentes, de nos villages qui n’offrent pas de telles particularités.
L’octogone le stade qui mène à la difficile quadrature du cercle qui finalement est constitué, théoriquement,
d’un nombre indéfini de carrés qui se déploient dans le même sens afin de former l’insoluble quadrature du cercle. C’est le message des colonnes aux multiples côtés et parfois torsadées.
L’octogone est la plus simple expression du symbole du monde intermédiaire. Il présente alternativement les points cardinaux et les directions intermédiaires, c’est-à-dire les huit directions cosmiques. Celles-ci sont finalement que les quatre éléments corporels: terre, ciel, feu et eau, et les quatre éléments sensibles: chaud et froid, sec et humide. Ces directions symbolisent les huit points de base du monde subtil et du domaine psychique.
Une curiosité linguistique : en germanique Uecht signifie à la fois huit et horizon. L’horizon c’est la vision des quatre points cardinaux et de ses points intermédiaires. Voir la Tour d’Usselkirch en Moselle luxembourgophone.
Le centre de ce monde intermédiaire entre la Terre et le Ciel, imagé par l’octogone, est traversé par le souffle vital. Dans les édifices religieux, il s’exerce par le passage de la porte solaire située à l’ouverture du dôme vers la base du cube où se trouve le «foyer» ou l’autel des églises chrétiennes.
Le passage de la Terre au Ciel s’effectue ainsi par régénération qui s’opère dans le domaine psychique de l’individu et qui appartient par nature au monde intermédiaire.
Et c’est bien également dans les églises chrétiennes, par le véhicule de l’eau que s’effectue cette régénération. C’est sens véritable du baptême que ouvre à l’impétrant le passage d’une vie à l’autre par la renaissance grâce à l’eau et à l’esprit. C’est dans la nuit de Pâques ou de la Pentecôte que le prêtre procède à la bénédiction de l’élément vitale de l’eau. Le prêtre, en consacrant l’eau, émet son souffle sur elle. Cette action formera sur la surface de l’eau la lettre grecque psi . Ce n’est pas un hasard.
Dans les églises traditionnelles on aura remarqué la forme octogonale du pilier de soutien des baptistères, des fonts baptismaux et des bénitiers etc…. Ce mobilier religieux est placé au fond de l’église entre la nef et le narthex. Mais, à des époques plus anciennes il se situait à l’extérieur du sanctuaire. C’est le passage obligé de la régénération ou de la purification avant de pénétrer dans l’enceinte sacrée comme le rappelait le tertre ou le cimetière autour de l’église.
D’autres traditions reprennent ce même symbole de l’octogone, c’est à dire le nombre huit, sous diverses formes. Pour exemple : le kiosque, les huit colonnes soutenant des coupoles, les huit anges soutenant le Trône divin, ou encore la rouelle celtique et les béatitudes.
Nous ne resterons donc plus insensibles devant les nombreuses tours octogonales que nous apercevrons lors cours de nos voyages et déplacements. Elles nous rappelleront ce symbole du monde intermédiaire.
Publié dans octogone, symbolisme | Tags:octogone, quadradure du cercle
Croix Basques
Le promeneur aura certainement remarqué sur les façades des demeures rurales de la rive droite de la Moselle du Val Sierckois divers motifs décoratifs inattendus dans cette région. Ils surprennent car il s’agit notamment des croix ou rosaces du même nom que celui de ce charmant pays du Sud Ouest de la France et qui ornent les linteaux des portes de granges ou des portes d’entrées des fermettes. Cela interpelle le visiteur. Il s’agit bien d’un symbole et non pas d’une fantaisie. Quel sens donner à ce symbole de la « Croix basque » ? Et, ici en Lorraine notamment ? Est-ce une roue ou une croix ?
En fait, cette croix appartient aux nombreux symboles dérivés du svastika, nommée vulgairement « croix gammée », formée des quatre lettres grecques « gamma » ou de quatre équerres. Elles sont sensées tourner dans le sens apparent du Soleil et tracer ainsi un cercle.
L’origine du svastika est mystérieuse et remonte à la nuit des temps, si l’on ose dire. Ce symbole « appartient » à de nombreuses traditions anciennes réparties sur la planète entière, aujourd’hui pour une part disparue. C’est un symbole universel.
Hélas, il fut notamment détourné par des sectes occultistes de certains milieux pangermaniques dès le 19ième siècle, époque, riche en d’activités spirites ou psychiques et qui a vu naître nombre d’activités et de sociétés secrètes. Le parti National Socialiste allemand « Nazi » en avait fait son emblème qu’il conserva quand il accéda au pouvoir. Il en fit même l’emblème national allemand. Or les chefs de cette organisation inversèrent volontairement le sens des équerres ! Ce fut là le détournement subversif d’un des plus grands symboles bénéfiques communs à de nombreuses traditions du monde entier.
En inversant le sens de la marche du svastika, ce symbole fut dévoyé. Cette manipulation fut accentuée par son utilisation « diabolique » abusive à des fins politiques et abominables. L’action de ce symbole est bénéfique quand il n’est pas inversé ou détourné de son sens symbolique, comme tout symbole d’ailleurs. De la subversion d’un des plus grand signe de l’humanité les nazis en firent un instrument maléfique ! C’est une règle en matière de symbolisme, renversé il agit dans un sens contraire. Et ce n’est pas une affirmation à la légère. Cela eut pour conséquences de créer un amalgame bien regrettable, auprès des populations non averties, de ce type de symbole. Hélas, cela restera ainsi dans l’esprit des générations actuelles et futures pour bien longtemps et ce symbole détourné sera devenu un emblème ignoble, compte tenu des malheurs de l’histoire que rappelle la croix gammée nazi. Et c’est bien cela l’exemple même de l’œuvre de la subversion qui utilise les symboles du sacré à des fins anti traditionnelles et maléfiques !
Et à ce propos il y aurait beaucoup à dire sur les effets souvent négatifs de l’utilisation inconsidérée et irresponsables des autres symboles et souvent incompris par nos contemporains. L’apparition fréquente, plus que jamais de nos jours, de logos de tous genres, falsifiant et créant la confusion entres les symboles authentiques d’ordres religieux ou métaphysiques d’avec des signes parfois fantaisistes, n’est pas toujours affaire d’esthétique innocente !
Il est intéressant de savoir que dans une des tourelles de la flèche de la cathédrale de Strasbourg, et de celle de Cologne, se trouverait (encore en 1930) un svastika. Il représenterait la signature ou la marque des maçons constructeurs de l’édifice. Un nombre important d’autres bâtiments en Alsace reprendraient également des marques de formes différentes et d’ordres plus philosophiques des tailleurs de pierres.
Revenons à la Croix basque et tentons de la dessiner. Il convient d’abord de tracer mentalement une croix à branches égales et de tracer sur celles-ci des demi-cercles égaux. Puis en face d’elles, il faut tracer encore au compas deux demies circonférences, égales, reliées entre-elles inversement. Cela revient à tracer en tout 12 cercles qui restent pour moitié invisibles. Douze cercles deviennent un ensemble symbolique bien connu : les douze constellations de l’univers, pour seul exemple. L’examen des figures obtenues laisse apparaître des similitudes avec la représentation orientale du « yin » et du « yang », de la croix berbères et de bien d’autres dérivés du svastika.
(Sceau – Katham – en lettres monumentales koufiques, reprenant quatre fois la formule “huwah-Allah” – Lui (est) Dieu – en guise de svastika – Tirée de la “Sagesse des prophètes” Muhyi -d-din Ibn ‘Arabi.)
On retrouve dans le monde entier le symbole du svastika : Bouddhisme, Inde, Japon, Corée, Europe celtique, Méditerranée, Étrusques, Europe germanique et nordique, Amérique du Nord et Amérique du Sud, Iles Canaries et Océanie etc. On le retrouve dans toutes les civilisations traditionnelles, y compris dans l’ésotérisme chrétien du Moyen-âge, comme le confirment notamment certains dessins au sol de la cathédrale d’Amiens. On peut penser que le Pays Basque, de par ses origines mystérieuses, proches des civilisations perdues Atlantes, dont on trouve encore des traces aux Iles Canaries, a pu conserver particulièrement ce symbole. Les significations du symbole de la Croix dite Basque sont nombreuses et complexes. C’est une croix avec nombre de dérivés qu’il ne faut pas seulement imaginer plane mais aussi la replacer dans l’espace. Ce sont les quatre points cardinaux et les quatre éléments en mouvement et encore plus si l’on fait passer au centre de cette croix le cinquième éléments, l’Ether.
Mais, il faut donc savoir, que par le centre de ces croix passe une autre branche, celui de l’axe polaire, qui en fait une croix dans l’espace à 6 branches. Le point central étant le principe supérieur dont tout dépend qui est hors du temps et hors du mouvement. A cela il faut ajouter que cette croix se trouve dans un cercle qui n’est pas forcément matérialisé et plus exactement dans un globe, symbolisant l’univers, un monde ou même un ensemble de mondes.
C’est la marche des saisons et le mouvement cosmique, la naissance et la mort de la lumière et inversement de l’obscurité. Ce sont les deux solstices et les deux équinoxes, le soleil et le cosmos etc. On serait tenté de penser que la présence de ces symboles est expliquée historiquement dans nos villages mosellans, simplement parce qu’ils seraient restés tardivement sous l’influence païenne préchrétienne ?
Justement, dans le Val Sierckois, en Lorraine, on procède toujours au lancement de la Roue en Feu pour la Saint Jean Baptiste! Mais est-ce là vraiment un rapprochement immédiat à faire avec cette Croix basque ? Un tel rapprochement analogue pourrait être également établi avec le Gros de Sierck, cette vieille pièce d’argent frappée dans les ateliers monétaires du Duc de Lorraine de la petite ville de Sierck les Bains en Lorraine. Cette pièce reprend certaines caractéristiques propres à nos croix dites solaires.
Aucun édifice témoin du grand passé de la Région Nord de la Lorraine germanophone ne comporte de tels signes qui ne sont pas à proprement parlé des signes chrétiens, même s’ils ont fait partie des symboles ésotériques chrétiens à un certain âge dans les cathédrales construites par des corporations et le compagnonnage. Il n’y pas lieu de penser que le christianisme aurait pu « récupérer » des symboles d’autres traditions. Ce sont des signes d’une tradition commune et primordiale. La Guerre de Trente ans et les nombreuses guerres de conquête sur l’Allemagne du 17ième siècle on pour une large part détruit les villages mosellans dont les maisons furent construites à colombages comme en Alsace et au Palatinat voisin.
Il faut bien se résigner à admettre que l’apparition de ces croix, dans nos régions est tout du moins récente et date du début du 19ième siècle, riches en symboles ésotériques forts à la mode alors, comme le confirme les millésimes des constructions qui apparaissent sur les frontons des quelques dizaines de maisons en question. D’ailleurs les tailles pratiquées sur les blocs de pierre tendres sur lesquelles apparaissent ces Croix basques ne sont pas bien anciennes.
Ce phénomène serait donc d’ordre purement décoratif. Cela ne pouvait pas être autrement au début du 19ième siècle, époque post révolutionnaire marquée par l’épanouissement du profane et de toutes sortes de mouvements et de modes néo occultistes. Mais cela ne signifie nullement que notre région en temps très reculés n’ait à un moment ou à un autre de son histoire possédée d’authentiques croix de ce type. Mais cela est invérifiable à l’heure actuelle.
Notre monde moderne a perdu peu à peu le sens profond de ces symboles qui agissent en permanence malgré tout, qu’ils soient bénéfiques ou maléfiques.
Lire
Jacques Gossart – La Longue marche du svastika Dervy Livre – 2002.
Le Symbolisme de la Croix – Réné Guénon
Notes
Monsieur Ossendowski, dans « Bêtes, Hommes et Dieux », publié en 1920, fait allusion à Kengis Khan, qui, selon l’auteur, portait l’anneau de rubis orné du swastika ou une grosse bague en or montée d’un splendide rubis taillé, portant le signe du swastika.
Gengis Khan né vers 1155 et mort en 1227 fut le premier dirigeant mogol et empereur de l’Empire mogol.
Ferdynand Ossendowski, né en 1876 l’ancienne Lettonie est mort en Pologne en 1945. Il fut universitaire, aventurier et écrivain connu pour ses récits de voyage en Asie, au Maroc, en Sibérie et ses témoignages sur la révolution russe. Il raconte un part de son épopée, notamment, dans ses ouvrages.
Publié dans cycle, symbolisme | Tags:croix à sept branches, Croix Basques, svastika, symbole retourné
Le Poisson – Nûn et Na
La 14ième des 28 lettres que compose l’alphabet arabe, Nûn, se présente comme un demi-cercle comme l’arche renversée et dans laquelle se situe un point central. Elle symbolise le soleil couchant, celui du Solstice d’été. L’arche flotte sur l’eau et renferme le germe. Nûn signifie poisson en arabe, symbole du renouveau: le poisson sauveur. Les premiers chrétiens avaient repris le signe du Poisson pour symboliser le Christ Sauveur.
La lettre sanscrite Na, analogue à Nûn, est également représentée par un demi-cercle, mais placée dans une position inverse, comme une coupole ou un arc. Elle symbolise les Eaux supérieures et son centre reprend également un point.
L’assemblage des deux lettres ou des deux symboles reformera ainsi le symbole complet du Soleil, un cercle et un point comme le symbolise la Roue enflammée :
Le Soleil entre dans la constellation du Cancer à la Saint Jean le 23 Juin. Le signe astrologique du cancer représente graphiquement parfaitement les parts descendante et ascendante du cycle et le germe à l’état de demi développement.
***
«De tous les personnages du Nouveau Testament, il n’en est aucun qui se trouve avoir des rapports aussi intimes avec les deux solstices autant que les deux saints Jean. Et on peut en déduire qu’un Ordre placé sous leur patronage particulier doit également aussi avoir quelque relation avec cette fin de Cycle. Il ne faut pas chercher ailleurs, pensons-nous, la raison pour laquelle cet Ordre a été «élu» pour devenir l’«accueil» où s’est produit «l’entassement» de tout ce qu’il y eu de vraiment initiatique dans le monde occidental» Denys Roman .
De gauche à droite, la lettre arabe Nûn, l’arche et la lettre sanscrite Na, l’arc. Les deux moitiés de circonférence réunies forment le symbole égyptien du Soleil.
Publié dans Poisson, symbolisme | Tags:arche, Na, Nûn, Poisson, Saint Jean, soleil, solstice



Commentaires Récents